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Christoph von HAGER

? – 1759

Aussi [Christof] [Cristoforo de Hager] [Christoforo] [Cristofolo d'Hager] [Cristofero] [de Hagen]

Ce ténor semble être originaire de Vienne. C'est en tout cas au Kärntnertortheater de cette cité qu'il se produit entre 1730 et 1741 (au moins) : le théâtre n'est pas à son plus brillant mais certaines chanteuses de renom sont parfois conviées. Il se produit ainsi avec Maddalena Salvai, puis Cecilia Belisani en 1733 ; un observateur remarque les progrès accomplis par le ténor en soulignant sa voix claire et brillante. En 1739, la Cuzzoni vieillissante vient chanter dans un Arsace, avec Hager, la contralto Moro, la Gasparini et le ténor Albuzzi. Christoph participe aussi à l'un des premiers (le premier ?) opéras sérieux en allemand de Vienne, Hypermnestra de Holzbauer, avec l'épouse du compositeur ainsi que la soprano surnommée Bavarese.
On sait qu'il a un fils qui décède à Vienne en 1742.
Hager rejoint apparemment le troupe de Pietro Mingotti à Hambourg, vers 1748, déjà auréolé d'une certaine réputation. L'ensemble compte le jeune Gluck, une Turcotti vieillissante, Teresa Pompeati, Maria Masi, le castrat Antonio Casati... Ensuite établie à Copenhague, la troupe interprète notamment La Contesa de' Numi de Gluck, et sans doute le Temistocle de Finazzi apporté de Hambourg.

Hager est engagé officiellement pour la cour de Stuttgart en 1751. Il y retrouve les premiers chanteurs Pirker et Jozzi, et demeure huit années le premier ténor de la troupe dont l'activité est intense et brillante sous la houlette du maestro Jommelli. Il crée ainsi Enea nel Lazio en 1755, ou encore Nitteti en 1759. Ces créations lui permettent ainsi de fréquenter d'autres piliers comme le castrat Francesco Guerrieri ou Maria Masi. Il chante aussi avec le castrat Mazzanti. Sur scène, d'autres ténors italiens le remplacent, principalement Arcangelo Cortoni, mais il est possible que von Hager demeure dans la chapelle ducale.

Schubart le tenait pour le meilleur ténor de son temps, commentant :
S'il plongeait dans le grave, il était la plus pénétrante des basses, s'il escaladait l'aigu, on entendait un ténor incomparable. Son étendue allait du fa grave au contre-ut, chaque note étant d'une pureté argentine. Il excellait dans les airs de bravoure comme dans le sentiment. Ses ornements étaient pleins de beauté et semblaient toujours naître du motif comme des fleurs. Aucun chanteur ne comprenait mieux que lui l'art de la déclamation. Metastasio en personne dut admettre que personne ne comprenait si bien son esprit que Hager.

Hypermnestra Danaus ? I. Holzbauer 1741 Vienne
  W. Hudson, Indiana University Orchestra dir. L. Bennet – Captation de concert (YouTube) 2009
La Contesa de' Numi Giove C. W. Gluck 1750 Copenhague


> scène et air Oggi per me non sudi
H. Fischer – retransmission de représentations à l'opéra royal du Danemark, 1998
D. Behle, Armonia atenea dir. G. Petrou – Gluck opera arias, CD Decca 2014