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Margherita Caterina ZANI

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dite Marucina

Aussi [Margarita] [Catterina]

Margherita Zani est originaire de Bologne.
Dans sa ville natale, elle paraît au carnaval 1710-11 à diverses productions d'Aldrovandini et Albinoni avec la Scarabelli et le ténor Paita. Elle retrouve le théâtre l'hiver suivant pour La Griselda de Predieri, l'une des premières du célèbre drame de Zeno. Zani tient le rôle titre, et bénéficie apparemment déjà d'un certain crédit, puisque les castrat Berenstadt et Giuliano Albertini se produisent avec elle, mais pour des cachets inférieurs. La soprano chante ensuite à Parme avec les castrats Carboni, Archi et Bernacchi. On l'entend à Florence où elle chante Gasparini. Elle reprend Il Tigrane de Scarlatti avec la contralto Ambreville en 1715, à Livourne. L'année suivante, la voici engagée à Dresde au sein d'une splendide compagnie réunissant entre autres Santa Stella, Senesino, Berselli, Boschi et le ténor Guicciardi. Un tel engagement témoigne d'une renommée certaine. Elle se donc produit dans les opéras de Lotti, dont Ascanio, ainsi que la Cleonice de Ristori, mais quitte la troupe en 1718, à la suite de quoi on la retrouve à Venise dans L'Amor di figlia de Porta, avec la Tesi. En 1719, elle chante le rôle titre d'Amalasunta de Chelleri, avant de se rendre à Turin pour un opéra de Predieri.
Après un passage à Venise puis Mantoue, on retrouve la soprano à Naples où elle chante dans cinq productions en 1720 et 1721, par exemple avec la Bulgarelli dans Tito Manlio de Pollarolo, entre autres pages signées Sarro, Mancini et Leo. Zani paraît à Lucques en 1723 et 1724. Le carnaval 1725 se passe à Florence avec les castrats Pasi et Baldini. Elle est seconda donna dans la première production de Didone abbandonata de Porpora, rôle fétiche de la Bulgarelli naturellement en tête d'affiche ; le baryténor Pinacci est également dans la troupe avec Gizzi et Nicolino. La dernière trace de Zani date de 1726, à Gênes, où elle crée La Partenope de Chiocchetti avec la contralto Novelli et le castrat Mariani.
Vivaldi nous laisse ainsi un témoignage des capacités vocales de la soprano, dont la tessiture ne semble pas très élevée, mais qui est capable d'une belle agilité.

La Candace Candace A. Vivaldi 1720 Milan
> airs Certo timor * Usignoli che piangete * Io son fra l'onde * quatuor Anima del mio cor S. Piau, A. Hallenberg, Modo Antiquo dir. F. M. Sardelli – Arie d'opera, CD Naïve