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Rosa TARTAGLINI

? – 1775

Aussi [-Tibaldi]

On découvre la jeune soprano comme seconda donna dans Semiramide riconosciuta de G. Scarlatti à Livourne en 1750, avec Barbara Stabili. En 1751-52, elle se trouve à Venise, chante un opéra de Pampani et Costanza dans Griselda de Latilla avec Prudenza Sani et Pietro Morigi. Le ténor Tibaldi chante Ottone : il est devenu son mari et elle se présente dès lors sous le nom de Tartaglini-Tibaldi. La soprano chante des personnages masculins l'année suivant, dans un pasticcio sur Alessandro nell'Indie et un opéra de Cocchi, toujours à Venise.

La cantatrice se produit à Barcelone pour la saison 1754-55, cette fois-ci carrément comme primo uomo. On y donne des opéras de Ferrandini, et sans doute de Conforto. Il est possible qu'elle demeure en Espagne encore la saison suivante.

Promue au rang de prima donna, La soprano est à Reggio Emilia en 1757 avec Angela Calori, son mari, et les castrats Belardi et Guadagni. En 1757-58, la Tartaglini-Tibaldi est à Turin comme première chanteuse avec Monica Bonanni, dans des opéras de Holzbauer et Ciampi. Elle passe le carnaval suivant à Naples et chante avec Manzuoli dans Ciro riconosciuto de Piccinni, un opéra de Porpora et une nouvelle version d'Artaserse de Hasse ; c'est à Venise et Milan qu'elle se présente ensuite. L'année suivante, Rosa interprète Galuppi et De Majo à Venise avec son mari, avant de retrouver Turin en 1762-63. Elle paraît ensuite à Naples (Armida de Traetta, en retrait derrière la Gabrielli), Bologne et de nouveau Naples avant le départ pour Vienne.

En Autriche, la diva et son époux chantent alors Hasse, Traetta, De Majo et Gluck, dont Telemaco et la nouvelle version d'Ezio. La soprano chante encore les rôles principaux à part celui de Circé, abandonné à Elisabeth Teyber. À l'issue d'Ifigenia in Tauride de Traetta, Zinzendorf commente laconiquement dans son journal « La Tibaldi chanta bien. »
On n'a plus de traces de prestations de la chanteuse après 1765. Elle semble être revenue à Venise et y reprendre L'Olimpiade de Gassmann proposé à Vienne l'année précédente, avec le même castrat Guadagni.

Dans son traité paru en 1774, Hiller la cite parmi les interprètes dignes de leur Art, signalant qu'elle a mis fin à sa carrière de son propre chef quelques années auparavant. Installée à Bologne, Rosa Tartaglini meurt l'année suivante. Elle fait partie des trois uniques femmes du siècle ayant reçu l'honneur d'intégrer l'Accademia filarmonica de la ville. La Tartaglini compose en effet, notamment de duos avec son époux.

Ifigenia in Tauride Ifigenia T. Traetta 1763 Vienne
  A. Zamojska, Lautten Compagney Berlin dir. W. Katschner – retransmission de représentations, Heidelberg 2014
I. Omilian, dir. B. Campanella – retransmission de représentations, Martina Franca, 1987
Ezio [2] Fulvia C. W. Gluck 1764 Vienne
  K. Blaise, Orchester der Ludwigsburger Schlossfestspiele dir. M. Hofstetter – CD Oehms
L'Olimpiade Aristea F. Gassmann 1764 Vienne
> duo Nei giorni tuoi felici R. Rusique, Venice Baroque Orchestra dir. M. Chryssicos – pasticcio L'Olimpiade, CD Naïve, 2012
Telemaco Asteria C. W. Gluck 1765 Vienne
  M. Callego, orchestre de l'opéra de Vienne dir. E. Märzendorfer – retransmission de représentations, Vienne, 1987