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Giuseppa MACCHERINI

1745 – 1825

Aussi [-Ansani] [-Anzani] [Giuseppina] [Maria Giuseppina] [Maccarini] [Macchierini] [Gioseppa] [Marciani] [Makerini] [Macharini]

Cette virtuose est connue pour le lien qui l'attache au célèbre ténor Ansani, partenaire à la scène, époux à la ville.
Giuseppa MaccheriniElle effectue un séjour à la cour de Württemberg vers 1766, alors que sa carrière débute (peut-être est-elle d'origine germanique ?), et se trouve la même année à Venise dans Achille in Sciro de Gassmann, déjà prima donna, titre qu'elle conserve ensuite à Turin et Palerme. En 1769, retrouvant Venise, elle chante Nicoraste de Sacchini. Giuseppa Maccherini retrouve la ville en 1773, première chanteuse de pièces d'Anfossi (Antigono) et autres avec le ténor Babbini et le castrat Rauzzini. Elle chante encore dans la Sérénissime en 1775 avec Adamberger et le castrat Goti, affichant le titre de virtuose du duc de Parme. La virtuose brille ensuite sur les scènes de Modène, Gênes, Pavie et Livourne.

On l'entend à Naples comme prima donna en 1778 et 1779 : on joue Platania, Mysliveček (L'Olimpiade, notamment), Bianchi et Martín y Soler, avec Gertrude Flavis, Rubinelli, Marchesi, Muschietti et Ansani. Le couple n'est pas des plus calmes, et la légende rapporte que si l'un d'eux remportait trop de succès, l'autre en prenait ombrage au point d'aller au théâtre le siffler ! Giuseppa retrouve ensuite Pise, Florence et Vérone.
Les deux interprètes se rendent ensuite à Londres pour la saison 1781-82. Elle participe au Giunio Bruto de Cimarosa avec son époux et le grand Pacchierotti. L'œuvre n'a aucun succès, en raison d'une mise en scène ridicule mais aussi du peu de satisfaction offert par la soprano : elle ne chante d'ailleurs plus de la saison.
En 1783, Maccherini est à Gênes puis Pise dans L'Acomate de Giordani, qu'elle donne ensuite à Venise avec les ténors Maffoli, Desirò et le castrat Bedini. La soprano interprète d'ailleurs fréquemment les opéras de ce compositeur, comme La Vestale à Florence en 1787 avec Pietro Benedetti dit Sartorino. Elle brille entretemps à Plaisance, Trévise, Bologne et Modène, donnant souvent ce même rôle qui semble lui avoir bien convenu. Ce sont ensuite des scènes plus modestes qui l'engagent, probablement signe d'un déclin. Sa carrière prend fin en 1791, à Brescia, avec le castrat Bruni. C'est à Bologne qu'elle achève sa vie.

Ses rôles témoignent d'une virtuosité remarquable, Tu di saper procura d'Aristea n'ayant rien à envier aux longs traits écrits pour De Amicis par Mozart dans Lucio Silla. Burney l'évoque dans son Histoire générale de la musique comme « autrefois cantatrice très plaisante, et l'une des plus recherchées sur le continent. » Fétis l'évoque également comme une chanteuse de quelque succès.

L'Olimpiade Aristea J. Mysliveček 1778 Naples
  S. Houda-Šaturová, Collegium 1704 dir. Luks – Retransmission de représentations, Prague 2013
Ifigenia in Aulide Ifigenia V. Martín y Soler 1779 Naples
  O. Pitarch, Real compañía ópera de cámara dir. J. Otero – CD K617