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Marianna LORENZANI-CONTI

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dite Contini

Aussi [Maria Anna] [La Conti] [La Contini] [Lorenzoni] [Laurenzani]

On connaît peu de choses de cette soprano. Avec la basse Carli et le castrat Roberti, elle paraît à Florence en 1720. Elle est régulièrement à Milan comme prima donna, en 1723 pour l'anniversaire de la reine d'Espagne célébré par un opéra de Porta, et dans la Statira de Brusa avec Nicolino, en 1725. On l'entend à Venise en 1724 avec le contralto Minelli et la Facchinelli ; les livrets indiquent qu'elle est au service de la cour de Mantoue.
Marianna Lorenzani passe une première fois à Vienne en 1723 alors que la prima donna Maria Landini, épouse Conti, vient de finir ses jours et a laissé la place vacante. Elle participe déjà aux productions viennoises, notamment l'Andromaca de Caldara qui lui vaut de bons commentaires de Zeno. Le maître de chapelle Conti ne tarde pas à épouser la nouvelle cantatrice, en 1725, si bien que dans les livrets figurent encore La Conti ou La Contini... En 1724, le librettiste impérial Zeno se félicite du succès de son Gianguir sur une musique de Caldara, et distingue Lorenzani qui, avec Pietro Casati, « fait merveille. »
Marianna Lorenzani se voit attribuer un salaire tout aussi élevé que sa prédécesseure, alors qu'elle est officiellement engagée à la Hofkapelle en 1726. Marianna chante notamment La Corona d’Arianna de Fux et Il Contrasto della Bellezza e del Tempo de Conti en 1726 ; Don Chisciotte in corte della Duchessa de Caldara en 1727 ; La Forza dell’amicizia in Oreste e Pilade de Reutter et Orfeo ed Euridice de Fux l'année suivante ; I Disingannati de Caldara en 1729. Cette même année, la maladie retarde les représentations d'Enone de Caldara dont elle tient le rôle principal avec le primo uomo de la cour, le sublime contralto Orsini.
Elle quitte ses fonctions à partir de 1732, sans doute par suite de la mort de son époux Conti.
Plus tard, on retrouve notamment sa trace à Venise, où elle fait chavirer quelques cœurs. En 1726, l'impresario florentin Albizzi écrit à un collègue napolitain que la Campioli est meilleure et bien plus fiable que la Lorenzani, montrant que la soprano continue alors d'être présente en Italie : elle est par exemple prima donna à Turin en 1728, avec Caffarelli et le ténor Antinori.

Dans son essai sur la musique, Jean-Benjamin de la Borde la décrit comme une « excellente et célèbre musicienne. » Quadrio précise quant à lui « cantatrice eccelente e a tutti notissima ».

cantate Sventurata Didone Didone F. Conti 1726 Vienne
  U. Hofbauer, Neue Hofkapelle München dir. C. Hammer – CD ORF 2006
Don Chisciotte in corte... Altisidora A. Caldara 1727 Vienne
> airs Quel cor che non voglio * Penso di già che appena M. Espada, La Ritirata dir. H. Kurosaki – Antonio Caldara, The Cervantes Operas, CD Glossa 2016
I Disingannati Celimene A. Caldara 1729 Vienne
 
I. Poulenard, S. Kuijken – retransmission de représentation, Innsbruck 1993