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Theresia HOLZHAUSER

1708 – 1782

dite Reutterin

Aussi [Teresa] [Theresa] [Therese] [Ursula Anna Theresia] [Holtzhauser] [Theresia Reutter] [Holzhauserin] [Theresia von Reuter] [de Reüther] [Reütterin]

Theresia est la fille de Heinrich Holzhauser, compositeur au service de l'impératrice Amalia. Elle grandit donc à Vienne et baigne dans un milieu musical qui lui permet de développer rapidement une voix aux possibilités remarquables.
La jeune soprano se produit régulièrement à la cour à partir de 1725, mais il lui faut batailler pour obtenir un engagement fixe, à un salaire modeste ; il est toujours difficile de se faire payer lorsqu'on est musicien à Vienne, et l'on vient d'engager la prima donna Maria Lorenzani. Fux est extrêmement enthousiaste au sujet de la cantatrice, et plaide en faveur d'une augmentation de salaire qui viendra rapidement, car Theresia sait se rendre indispensable. Le maître de chapelle note, à l'occasion de son engagement en 1728, « elle semble née pour la musique », en louant la splendeur d'une voix pure déployée sur trois octaves, son art du trille et sa musicalité. Cette même année, elle incarne une suivante de Betsabée dans Il Pentimento di David de Georg Reutter.
Elle épouse ce compositeur en 1731, et s'impose comme première chanteuse alors que Lorenzani, épouse de Francesco Conti, se retire de la scène et que Regina Schoonians achève sa carrière. La Reutterin crée alors plusieurs grands rôles féminins de Metastasio, chantant notamment Barsene dans Demetrio et Emirena dans Adriano in Siria (1731), Vitellia dans La Clemenza di Tito (1734), tous deux de Caldara, et le rôle titre de Zenobia de G. Bononcini (1737) puis la version de Predieri en 1740 avec Monticelli, qui donne aussi Astrea placata. Elle chante également à la chapelle impériale des motets que lui écrit son mari, mettant en valeur sa très haute virtuosité, ou lors des pièces festives comme L’Adolescenza Coronata dal Senno de Hellmann. La diva chante alors régulièrement avec la seconda donna Barbara Pisani, les ténors Borghi et Borosini, la basse Praun et les castrats Orsini (vétéran de la cour), Genovesi, Monteriso, Salimbeni puis Monticelli.

Elle se retire apparemment en 1766, devient veuve en 1772, et se consacre aux œuvres de charité. À sa mort, elle laisse un généreux pécule afin que 1000 messes soient dites pour garantir son salut... Elle laisse aussi deux enfants, fruit de son union avec le compositeur Reutter.

Le castrat et théoricien Mancini évoque la cantatrice dans son fameux traité, vantant son agilité, son sostenuto, son expressivité, et l'excellence de son jeu.

La Deposizione della Croce Maria Maddalena J. J. Fux 1728 Vienne
  S. Isokoski, Wiener Akademie dir. M. Haselböck – retransmission de concert, 1992
I Disingannati Dorina A. Caldara 1729 Vienne

> air Una donna
D. Röschmann, S. Kuijken – retransmission de concert Innsbruck 1993
R. Johannsen, Accademia montis regalis dir. A. De Marchi – In dolce amore, CD Deutsche harmonia mundi 2014
Enea negli Elisi La Gloria J. J. Fux 1731 Vienne
> air Chi nel camin d'onore S. Rydén, London Baroque dir. C. Medlam – The Art of the Baroque Trumpet Vol 3, CD Naxos
L'Olimpiade Aristea A. Caldara 1733 Vienne
> air Grandi, è ver R. Rosique, Venice Baroque Orchestra dir. M. Chryssicos – pasticcio L'Olimpiade, CD Naïve, 2012
Demofoonte Dircea A. Caldara 1733 Vienne
> air Se tutti mali miei R. Johannsen, Accademia montis regalis dir. A. De Marchi – In dolce amore, CD Deutsche harmonia mundi 2014
La Clemenza di Tito Vitellia A. Caldara 1734 Vienne
  O. Pratesi, Orchestra della Stagione Armonica dir. S. Balestracci – CD Bongiovanni 2003
Temistocle Aspasia A. Caldara 1736 Vienne
> air Chi mai d'iniqua stella R. Johannsen, Accademia montis regalis dir. A. De Marchi – In dolce amore, CD Deutsche harmonia mundi 2014
Zenobia Zenobia A. Predieri 1740 Vienne
> air Pace una volta Enregistrement au choix