Liste des sopranos

Liste des contraltos

Liste des castrats

Liste des tenors

Liste des basses

Caterina ASCHIERI

? – ?

Aussi [Schieri]

Caterina Aschieri naît à Rome à une date inconnue. Les premières traces de la soprano datent de 1735, alors qu'elle incarne des rôles masculins à Naples. Engagée pour la saison suivante, elle est brusquement emprisonnée sur ordre royal, et expulsée du royaume  ! Sans doute a-t-elle séduit quelque jeune homme de la noblesse napolitaine  : Charles III semble avoir débarrassé la ville de nombreuses cantatrices et danseuses sur la demande de familles comme il faut.
En 1737, elle est donc à Parme, et l'année suivante à Milan où elle est prima donna dans l'Angelica de Lampugnani. En 1739, elle rejoint la brillante troupe en activité à la Pergola de Florence, dont font partie Raff, Senesino et Facchinelli. Elle repart à Milan et puis se voit engagée comme prima donna au San Angelo de Venise, pour le carnaval : elle y crée l'Artamene d'Albinoni et Berenice de Galuppi.
C'est en 1742 qu'elle rencontre Gluck, pour son premier opéra, à Milan : Artaserse. L'Aschieri y joue bien entendu le premier rôle féminin. L'année suivante, elle donne Demofoonte du même, dans le même théâtre. Les livrets lui attribuent le titre de virtuose de la cour de Modène ; elle s'y est certainement illustrée à un moment donné.
Après un passage à Crema, elle revient à Venise, mais cette fois-ci sur les planches de San Giovanni Grisostomo. Quand elle revient à Milan, c'est pour créer deux nouvelles figures gluckiennes : Sofonisba et Arsinoe dans Ippolito. À cette époque, Quadrio écrit « Questa donna è singolarmente valorosa nel canto, et nell'atteggiare in scena. » Elle passe ensuite par Vienne, et se voit enfin acceptée par le roi de Naples pour un retour triomphal : l'impresario du San Carlo écrit « Donna migliore e di grido, che giri, non vi è, nè si sente esservi ». Malgré cela, après deux années, le même commente le départ de la cantatrice moins chaleureusement en la déclarant « maldevuta e poco piaciuta ».
Elle continue sa carrière en écumant les plus grands théatres entre Milan, Turin, Venise. Il semble que sa dernière prestation date de 1755, à Milan. Sara Goudar écrit, en 1771 :
La Schieri [sic] se fit remarquer par un talent supérieur. Elle chantait avec autant de grâce que d'expression.

Sa sœur Albina chante avec elle en certaines occasions, mais n'atteint jamais la même renommée.