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Giovanni Battista ROBERTI

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Aussi [Giambattista] [Ruberti]

Contralto originaire de San Angela in Vado, dans les Marches.
En 1684, Roberti incarne le rôle titre de La Conversione di Santa Margherita da Cortona, alors qu'il est sans doute encore jeune.
En 1693, il est à Rome pour donner Il Vespasiano de Pallavicino avec Ballarini. Trois ans plus tard, le castrat est de nouveau dans la ville pour Il Re infante de Perti avec les ténors Predieri et Scaccia. On l'entend ensuite à Bologne en 1697 pour la réouverture du théâtre Malvezzi célébrée par un Perseo de plusieurs auteurs, avec une distribution éblouissante : Matteuccio, Maddalena Musi, Diamante Scarabelli, Domenica Pini... Le castrat incarne Timante avec le Fineo de Ferrini, qui remplace Francesco Grossi assassiné sur la route. La même année, on le retrouve à Reggio avec le Salicola et la Lisi dans L'Oreste in Sparta de Perti. C'est ensuite à Milan qu'il paraît, dans une page de Magni avec Cortona et Barbara Riccioni. En 1700, on le trouve pour la première fois sur les planches du San Giovanni Grisostomo de Venise pour un opéra de Pollarolo avec Ballarini et Scarabelli. Turin l'accueille en 1702 avec De Grandis. On le revoit encore à Venise en 1707 pour interpréter Lotti au sein de magnifiques distributions. Roberti passe aussi par Naples, par exemple en 1709-10 pour Astarto d'Albinoni et un opéra de Scarlatti avec Chiccheri, Albertini, Marcello... Le castrat est à Plaisance en 1712 pour chanter Albinoni. Roberti campe le rôle titre de Lucio Vero de Predieri à Ancône en 1714, avec les castrats Baldini, Genovesi, Mariani, Narici. L'année suivante, on l'entend aussi à Livourne où il participe à l'opera seria Il Gran Cid du compositeur natif de la ville Giovanni Battista Stuck, qui fait surtout carrière à Paris. Il chante à Reggio en 1719 avec rien moins que la Bordoni, la Bulgarelli, la contralto Vico, les castrat Bernacchi, Pasi, Bartoluzzi et le ténor Borosini.
C'est effectivement à la cour de Modène et Reggio qu'on retrouve le plus régulièrement le contralto. Il fait en effet partie des effectifs du duc depuis les années 1690 au moins, avec par exemple le ténor Franceschini puis les sœurs d'Ambreville. Il s'y produit en 1698 avec la basse Cottini et F. De Grandis, et participe aux créations du maître de chapelle Giannettini, dont Il Panaro in giubilo (avec Anna d'Ambreville et le ténor Guicciardi) en 1716 et La Corte in gala l'année suivante (avec De Grandis et Rosa d'Ambreville), ainsi qu'en 1720 dans une page d'A. Bononcini.

Il n'est assurément pas l'un des tout meilleurs castrats du moment, à l'instar d'un Cortona ou d'un Sassano, mais il mène une carrière remarquable et intègre des distributions fastueuses qui témoignent de son talent.

Il Bajazet Leone F. Gasparini 1719 Reggio Emilia
  R. Pè, Auser musici dir. C. Ipata – CD Glossa 2015