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Vincenzo OLIVICCIANI

1647 – 1726

dit Vincenzino

Aussi [Vincento] [Oliviciani] [Ulivicciani] [Oliviciano]

Vincenzo Olivicciani naît à Pescia, et exerce sa voix de soprano auprès de Carissimi.
Celui qu'on appelle affectueusement Vincenzino entre au service des Médicis à la cour de Florence de 1664 à 1666 puis de 1669 à 1724. Il débute adolescent à Florence en 1661 dans Orontea de Cesti accompagné du compositeur lui-même. C'est dans cette cour qu'il est employé jusqu'à l'invitation émanant de la cour impériale de Vienne où officie désormais Cesti en 1667 : Vincenzo chante à plusieurs reprises l'oratorio écrit par Leopold Ier en personne, Il Lutto dell'universo, et fait partie des rares chanteurs dont on sait qu'ils participèrent à Il Pomo d'oro (dans le rôle de Vénus, et peut-être d'autres). Le castrat plaît et s'attire les louanges de Cesti, qui cherche à le débaucher de la cour florentine.
Olivicciani fait aussi l'objet de demandes constantes de la part de Venise, et notamment des frères Corner, pour le théâtre San Luca. Le soprano chante dans Ercole in Tebe avec Rivani et Dario in Babilona de Boretti avec la diva Giulia Masotti et l'alto Donati au San Salvatore en 1670-71, toujours à Venise. En 1681 il participe à un opéra intitulé Il Re, avec Siface et Margherita Salicola : il fait partie des favoris du public.
En 1700, le soprano retourne à Vienne et chante La Presa di Tebe d'A. Bononcini en 1708, et l'année suivante Il Figliuol prodigo de C. De Rossi, Il Campidoglio ricuperato de Ziani et La Decollazione di S. Giovanni Battista d'A. Bononcini. Il est cependant encore signalé comme interprète de motets de Perti en Italie en 1707.
Le castrat prend sa retraite en 1711 avec une pension de l'empereur. Il entre dans les ordres et meurt à Florence en 1726.

Un portrait le représente avec d'autres chanteurs de la cour de Florence, Antonio Rivani et Cavaletti. Olivicciani figure à gauche. C'est Rivani qui est assis au clavier, bien qu'Olivvicciani soit officiellement en charge des clavecins de la cour entre 1666 et 1674. La carrière de ce chanteur aura été remarquable, entre Florence, Vienne et Venise, sans pour autant égaler l'extrême popularité d'un Siface, d'un Matteuccio ou d'un Cortona, ses plus illustres contemporains.

Olivicciani, Rivani et Cavaletti

Il Lutto dell'universo Beatissima Vergine Leopold Ier 1668 Vienne
  E. Galli, Gambe di legno dir. F. Baroni – CD Fra Bernardo 2015
Il Pomo d'oro Venere A. Cesti 1668 Vienne
  U. Targler, Orchestre Spectaculum dir. G. Kramer – Captation de concert, Vienne 1989
La Conversione du Maddalena Maddalena G. Bononcini 1701 Vienne
  M.C. Kiehr, Concerto soave dir. J.-M. Aymes – captation de concert, Maastricht 2013. Attribution incertaine.
Il Figliuol prodigo La madre C. De Rossi 1709 Vienne
  A. Edri, Musicke's Pleasure Garden – retransmission de concert, 2011 YouTube
La Decollazione di S.G. Battista Erodiade A.M. Bononcini 1709 Vienne
  M. Barazzoni, Opera Barocca di Guastalla Orchestra dir. S. Volta – CD Tactus 2012