Liste des sopranos

Liste des contraltos

Liste des castrats

Liste des tenors

Liste des basses

Gaetano BERENSTADT

1687 – 1734

Ausi [Bernstadt] [Berenstatt] [Bernestat]

Gaetano naît de parents allemands installés à Florence, où son père est percussionniste pour le duc de Toscane. Ses débuts sont incertains, mais il pourrait bien débuter à Naples en 1708, si l'on veut bien croire que le Gaetano Beynstetter en question correspond à Berenstadt.
Sa présence sur scène est en tout cas attestée en 1711, notamment à Bologne. De 1712 à 1714, il est à Düsseldorf, et crée des duetti de chambre de Steffani avec Antonio Pasi.

Senesino-Cuzzoni-BerenstadtSon premier passage à Londres a lieu en 1716-17 : Haendel réécrit trois airs pour lui dans Rinaldo, où le castrat reprend le rôle d'Argante transposé. À son retour, le castrat est engagé à Dresde avec un salaire astronomique, pour rejoindre une troupe comptant les plus grands noms de l'époque, dont Senesino et Durastanti. Il n'y reste pourtant pas longtemps, puisque son contrat prend fin en 1718 : il conserve néanmoins le titre de virtuose du roi de Saxe et de Pologne, et se rend à Rome pour la saison 1719-20.

Il y crée Gustavo dans le Faramondo de F. Gasparini avec Fabri, entre autres opéras, se produit à Venise, et retourne à Londres entre 1722 et 1724.
Outre les opéras de G. Bononcini (Farnace ou encore Calpurnia) et Ariosti (dont Coriolano), il chante les opéras de Haendel dont Giulio Cesare est le plus connu. Il retrouve ainsi la soprano Durastanti et le castrat Senesino, qui tient les premiers rôles.

BerenstadtUne fois rentré en Italie, Berenstadt continue de fréquenter les plus grandes scènes : en 1726 il est Jephtée dans Il Sacrificio di Jefte de Sarro à Rome, alors que Caffarelli incarne sa fille ; à Naples, il chante Cosroe dans le Siroe de Sarro, en 1727 ; la cité parthénopéenne le nomme soliste de sa chapelle royale en 1726-27. À Rome il donne Ezio d'Auletta dans le rôle de Massimo avec Scalzi (1728, première mise en musique du livret de Metastasio), ou Iarba dans Didone abbandonata de Vinci, toujours avec Fontana. Il semble que la musique de ce dernier compositeur fasse une forte impression sur le castrat ! En outre, grand amateur de lettres, et disposant d'une belle collection de livres, il décrit le livret de Metastasio comme un libro divino.
Sa dernière prestation a lieu en 1734, dans sa ville natale, où il reprend Osroa dans Adriano in Siria de Giacomelli, avec Giovanni Battista Mancini (Aquilio).

Les airs écrits pour Berenstadt tendent à montrer que sa voix de contralto était relativement peu étendue, mais flexible à défaut d'être très versée vers les longues vocalises. En outre, le castrat affectionnait les airs vigoureux aux lignes de chant tortueuses faites de grands écarts. Il chante essentiellement des seconds rôles de relief, et, de manière intéressante, s'impose dans les rôles revenant ensuite aux ténors dans les opéras de Métastase, ce qui traduit un charisme certain.

Tito Manlio Tito ? A. Ariosti 1717 Londres
> air Col nemico di mia pace F. Mineccia, Ensemble Odyssée dir. A. Friggi – CD Glossa 2016
Ottone, re di Germania Adelberto G.F. Haendel 1723 Londres
  Enregistrement au choix
Flavio Flavio G.F. Haendel 1723 Londres
  Enregistrement au choix
Giulio Cesare in Egitto Tolomeo G.F. Haendel 1724 Londres
  Enregistrement au choix
Il Vespasiano Sergio A. Ariosti 1724 Londres
> airs Sorga pur l'oppressa Roma * Premerà soglio di morte F. Mineccia, Ensemble Odyssée dir. A. Friggi – CD Glossa 2016
Il Valdemaro Valdemaro D. Sarro 1726 Rome
> air Quando onor favella al core X. Sabata, Armonia atenea, dir. G. Petrou – Catharsis, CD Aparté 2017
Il Siroe, re di Persia Cosroe D. Sarro 1727 Naples
> air Al torrente che ruina R. Basso, Armonia atenea dir. G. Petrou – Baroque divas, CD Decca 2015