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Francesco BALLARINI

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dit Ballarino

Aussi [Franz] [Ballerini] [Balerini]

Castrat soprano ou contralto, dont la première trace est repérable à Florence en 1670, dans Il Ritorno di Ulisse de Jacopo Melani. Dix ans plus tard, on le retrouve à Vicence.
Ballarini est au service de la cour de Mantoue : c'est le titre qu'il affiche au cours des années 1680, comme en 1683 à Modène pour Il Mose de Perti, avec Chiaravalle et Cortona, ou dix ans plus tard à Rome, dans Il Vespasiano de Corradi avec le ténor Scaccia. À Mantoue, on l'entend dans un opéra de Legrenzi en 1682, où s'illustrent les tout meilleurs interprètes du moment, dont le ténor Buzzoleni. Très demandé, il se produit encore à Modène en 1684 dans un opéra d'A. Melani avec Riccioni, ou encore 1686 dans Tullio Ostilio de Ziani. En 1688, Ballarini paraît à Milan dans une page de Legrenzi, avec Pistocchi.
Le castrat se produit souvent à Venise : il est au S. G. Grisostomo en 1680 avec Grossi et Donati dans Il Ratto delle Sabine d'Agostini ; en 1683 dans Il Re infante de Pallavicino, avec la Salicola et Tommaso Boni ; en 1694 dans Ottone de Polloralo et 1696 dans deux autres pages du même auteur avec la jeune Maria Landini. Entre ces deux périodes, on entends Ballarini à Parme, dans La Gloria d'amore et Il Favore degli Dei de Sabadini, à l'occasion des noces du prince Odoardo. Une distribution magnifique est alors réunie, comprenant Anna Maria Torri, la contralto Riccioni, les castrats Siface, Urbani, Cortona et De Grandis... Le castrat semble alors au service d'une cour allemande, et prêté pour l'occasion.

En 1700, alors qu'il est présent à la cour de Brandebourg, on l'entend régulièrement à Berlin et il participe à La Festa del Himeneo d'Ariosti : Leibnitz écrit alors à l'électrice Sophie « M. Ballarino a répondu à la grande estime qu'on fait de luy ». À la fin de cette même année, Ballarini retrouve toutefois Venise, et chante Pollarolo avec la Scarabelli et De Grandis.

C'est cependant à Vienne que se concentre l'essentiel de la vie de sa carrière. En 1695, année de son engagement au service de l'impératrice d'Autriche, il interprète La Chioma di Berenice de Draghi. On l'entend encore au début du siècle suivant avec les sopranos Lisi-Badia et Sutter, notamment dans La Flora de Ziani (avec la basse Borrini et le ténor Garghetti), ou en 1708 Mario fuggitivo de G. Bononcini. Le fameux castrat Tosi, alors installé à Vienne, loue son talent dramatique, notamment dans les récitatifs. À la chapelle, Ballarini peut notamment interpréter Biber. Il semble ensuite exercer comme directeur d'opera et librettiste : il écrit un Il Trionfo dell'amore e dell'amicizia pour le compositeur Conti en 1711. Au tout début du siècle, Ballarini reçoit également le privilège de présenter des opéras à Vienne, ensuite concurrencé en 1728 par la compagnie de Borosini et Sellier. Le castrat s'est alors imposé comme directeur du Hofoper.

Il Mosè conduttor del popolo ebreo Testo G. A. Perti 1683 Modène
  E. Biscuola, Ensemble Les Nations dir. M. L. Baldassari – CD Tactus 2013
San Nicola di Bari ? G. Bononcini 1693 Rome
  Les Mufatti dir. P. van Heyghen – CD Ramée
Mario Fuggitivo Caio Mario G. Bononcini 1710 Vienne
> air Spero, si F. Giusti – captation de concert, YouTube