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Lorenzo CIPRIANI

1760 – ?

Aussi [Lorenzo Angelo]

Un pazzo ne fa centoOn identifie Cipriani à Livourne en 1783 dans une reprise de Giannina e Bernardone de Cimarosa. Fin 1783 et en 1784, il chante dans divers théâtres florentins, puis à Alessandria et Turin dans pas moins de quatre opéras à l'automne 1784, dont Figaro du Barbiere de Paisiello avec Palmira Sessi et la basse Angrisani. Les prestations s'enchaînent, nombreuses, entre Milan, Parme, Gênes et Venise, en 1786 et 1788, pour interpréter Paisiello, Cimarosa, Gazzaniga et Anfossi. Cipriani paraît au Teatro del Fondo de Naples en 1789-90, avec Anna Davya et la basse Tasca. La troupe crée notamment Gli Inganni delusi de Guglielmi. Le voici ensuite à Bologne et Turin, reprenant par exemple I Zingari in fiera avec la soprano Saporiti.

En mars 1791, Cipriani débute à Londres au théâtre Pantheon, où il chante l'opera buffa jusqu'au printemps 1792, avec des artistes comme le ténor Lazzarini et la soprano Casentini. Après avoir retrouvé les planches de Gênes, Venise (création des Fratelli rivali de Winter avec la Willmann) et Florence – auréolé du titre d'employé du duc de Parme – la basse retourne à Londres. Dès janvier 1795, il y donne notamment des créations de Martín y Soler avec le grand buffo Morelli et la soprano Morichelli. En 1800, Joseph Wismayr écrit que Cipriani figure parmi les meilleurs de sa catégorie et se fit remarquer à Londres, mais dut fuir après avoir enlevé une jeune femme...

Retour sur la Péninsule dès l'automne donc : Cipriani est à Bologne, Turin, Gênes, Trieste et Venise (Un pazzo ne fa cento de Mayr, distribution ci-dessus). À partir de 1797, Cipriani est à Vienne en tant que membre du théâtre impérial, où il séjourne jusqu'en 1801, très actif. Parmi ses collègues, les sopranos Gassmann et Tomeoni, le ténor Simoni et les basses Angrisani et Saal. Il participe par exemple à Poche, ma buone de Paër en 1800, et La Testa riscaldata du même l'année suivante.
En 1802, il reparaît à Florence dans L'Inganno felice de Paisiello. Il s'installe probablement en Toscane, car son nom paraît de façon sporadique dans de petits rôles en 1812 à Florence, 1814 à Prato, puis une dernière fois en 1818-19 à Florence (Paolo e Virginia de Guglielmi).

I Zingari in fiera Mastro Scevola G. Paisiello 1789 Naples
   
La Locanda Valerio G. Paisiello 1791 Londres
  A. Patucelli, orchestre du conservatoire de Mantoue dir. E. Maschio – Il Fanatico in Berlina, CD Kicco 2002
La Capricciosa corretta Fiuta V. Martín y Soler 1795 Londres
  J.M. Ramón, Les Talens lyriques dir. C. Rousset – CD Naïve